Christoph Graupner 1683-1760

Magnificat


Le poste de Cantor à Leipzig, devenu vacant en 1722, fut d’abord proposé à Telemann, qui préféra rester à Hambourg. Christoph Graupner fut alors pressenti, mais le Landgrave de Hesse refusa de le laisser partir. Ce n’est qu’en « troisième choix » qu’on s’adressa à Bach, sur recommandation de Graupner. C’est dire que celui-ci était alors une sérieuse référence, et  Bach le considérait comme un maître qu’il étudiait et admirait. Il est d’ailleurs très vraisemblable que différents versets du magnificat de Graupner (par exemple le « omnes generationes ») aient inspiré celui de Bach, écrit quelques mois plus tard. La qualité et l’originalité de sa musique était reconnue de tous ses contemporains. Ce compositeur très prolifique a su synthétiser les courants nationaux du baroque tout en explorant de nouvelles tendances stylistiques. Et pourtant, Graupner jugeait ses œuvres trop modestes pour passer à la postérité, et avait demandé qu’elles soient brûlées à sa mort, volonté non respectée, heureusement pour nous.

Ecouter un extrait du Magnificat : Magnificat  Animea Mea (introduction orchestrale, soliste et choeur)